Il est 7 h 34 du matin lorsque, en Colombie, la terre se met soudain à trembler.
Darlyn se trouve chez sa tante à Armenia, qui se remet actuellement d'une opération. Elle connaît bien les tremblements de terre : en 1999, elle a déjà vécu le séisme dévastateur qui a frappé cette région. Mais cette fois-ci, les secousses semblent ne pas vouloir s'arrêter.
La terre tremble pendant plus de deux minutes. Darlyn met un enfant en sécurité et cherche refuge avec sa tante. Dans la rue, des gens cherchent leurs enfants. L'électricité et les communications sont coupées.
« Je me suis dit : "C'est la fin" », se souvient Darlyn.
Le 10 août, un séisme d'une magnitude de 7,4 a secoué l'ouest de la Colombie. Des habitations et des infrastructures ont été détruites ou endommagées ; des personnes ont perdu des proches, leur logement ou leurs moyens de subsistance.
Lorsque la terre cesse enfin de trembler, la catastrophe est loin d'être terminée pour les familles touchées.
Darlyn et sa famille le ressentent elles aussi. Pendant des heures, elles n'osent presque pas rentrer chez elles. La peur des répliques persiste. Et avec elle, les images de ce qui vient de se passer.
Une telle catastrophe peut être particulièrement éprouvante pour les enfants. En l'espace de quelques minutes, les lieux qui leur procurent habituellement un sentiment de sécurité – leur maison, leur école, leur quartier – sont détruits.
Ce que votre soutien a permis de réaliser jusqu'à présent
À Pereira et dans d'autres régions particulièrement touchées de Colombie, l'organisation « World Vision » est à pied d'œuvre depuis le séisme.
Dans les centres d'hébergement d'urgence, le personnel et les bénévoles accompagnent les enfants et leurs familles. Des espaces adaptés aux enfants offrent protection et soutien psychosocial. Les familles sinistrées reçoivent de la nourriture et des produits d'hygiène. Lorsque l'accès à l'eau potable est difficile, l'aide comprend également des mesures liées à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène.
Derrière chacune de ces mesures se cachent des personnes dont la vie quotidienne a basculé en l'espace de quelques minutes.
Des personnes comme ces familles qui ont trouvé refuge à Pereira, dans l’église du pasteur Eliezer Mejía. Après le tremblement de terre, la paroisse a ouvert ses portes à ceux qui avaient dû quitter leur domicile. L’association « World Vision » apporte son soutien sur place et collabore avec ce type de structures locales afin d’acheminer l’aide là où elle est nécessaire.
Quand les caméras s'en vont
Dans les premiers jours qui suivent un séisme de grande ampleur, l'attention est à son comble. Des images de maisons détruites font le tour du monde, les équipes de secours recherchent les personnes disparues et les organisations humanitaires distribuent le strict nécessaire.
Mais à un moment donné, ces images disparaissent des journaux télévisés.
Pour les familles sur place, c'est souvent à ce moment-là que commence le long chemin du retour.
Ils doivent réparer leurs maisons endommagées ou trouver un nouveau logement. Certains ont perdu leur source de revenus. Les enfants doivent surmonter ce qu’ils ont vécu et retrouver confiance et sécurité.
Peter Gape, directeur national d'World Vision , pour la Colombie et le Venezuela, résume la situation en ces termes :
« Notre travail ne s'arrête pas lorsque la catastrophe disparaît des actualités. »
C'est pourquoi « World Vision » continue de soutenir les familles touchées, depuis l'aide d'urgence immédiate jusqu'aux prochaines étapes du relèvement.
Merci de rendre cette aide possible
Par votre don, vous nous avez accordé votre confiance. Nous vous en remercions chaleureusement.
Votre soutien contribue à soulager les souffrances immédiates, à protéger les enfants et à accompagner les familles dans leur retour à une vie quotidienne sûre.
Car un tremblement de terre ne dure parfois que quelques secondes. Ses conséquences perdurent bien plus longtemps. Et notre aide aussi.