À l'occasion de la Journée internationale des forêts, il vaut la peine de prendre un moment pour s'arrêter et y regarder de plus près. Car même si, dans le débat public, les forêts sont souvent qualifiées de « sauveuses du climat », leur rôle réel est bien plus complexe.
Un reportage particulièrement intéressant de SRF Einstein met justement en lumière cette complexité :
👉 https://www.srf.ch/play/tv/einstein/video/rettet-baeume-pflanzen-wirklich-unser-klima?urn=urn:srf:video:c42ea9f4-1a34-49f4-8d87-6feecc37fd99
Cet article soulève des questions importantes auxquelles nous sommes nous aussi régulièrement confrontés dans notre travail :
Quel rôle jouent réellement les forêts dans la protection du climat ? Dans quelle mesure les certificats de CO₂ sont-ils utiles ? Et quel est l'impact des monocultures sur la biodiversité et la durabilité à long terme ?
Une chose apparaît clairement : il n'y a pas de réponse toute faite.
Les forêts sont bien plus que de simples puits de carbone
Dans le débat sur le climat, on réduit souvent le rôle des forêts à une seule fonction : le stockage du CO₂. Mais cette vision est trop réductrice.
Les forêts sont des écosystèmes complexes. Elles régulent le cycle de l'eau, protègent les sols contre l'érosion et offrent un habitat à d'innombrables espèces animales et végétales. Elles constituent également un moyen de subsistance essentiel pour des millions de personnes à travers le monde.
C'est précisément en Amazonie – la plus grande forêt tropicale humide de la planète et l'une des régions les plus riches en biodiversité au monde – que l'on constate à quel point les conditions de vie écologiques et humaines sont étroitement liées.
Pourquoi « planter des arbres » ne suffit pas à lui seul
L'idée de contribuer rapidement et facilement à la protection du climat grâce au reboisement est séduisante. Mais là encore, on constate que la réalité est plus complexe.
Si les monocultures permettent certes de produire beaucoup d'arbres à court terme, elles contribuent souvent peu à la biodiversité et sont plus vulnérables aux maladies et aux changements climatiques. Sans l'implication de la population locale, l'entretien à long terme et l'exploitation durable font en outre souvent défaut.
Le reportage de la SRF montre clairement que, en matière de reboisement, ce n'est pas seulement une question de quantité, mais surtout de qualité.
Notre approche : penser de manière globale, agir de manière durable
Chez World Vision , nous World Vision donc une approche globale.
Pour nous, le reboisement et ce qu’on appelle le « regreening » s’inscrivent toujours dans une démarche plus large. Il ne s’agit pas seulement de planter des arbres, mais aussi de renforcer des écosystèmes fonctionnels, en collaboration avec les populations locales.
Concrètement, cela signifie :
- Sélection d'espèces végétales adaptées au site et variées
- Implication des communautés locales dans la planification et la mise en œuvre
- Combinaison des aspects écologiques, sociaux et économiques
- Des perspectives à long terme plutôt que des mesures à court terme
Car ce n'est que lorsque les projets sont ancrés localement et apportent une réelle valeur ajoutée aux populations qu'ils peuvent avoir un impact durable.
Chez nous, la responsabilité commence par chacun d'entre nous
La Journée internationale des forêts nous rappelle également que nous faisons tous partie de ces interactions complexes.
Notre consommation, nos choix et notre gestion des ressources ont des répercussions directes et indirectes sur les forêts du monde entier. Il est donc d'autant plus important d'y regarder de près, de poser des questions et d'en discuter de manière nuancée.
Notre engagement en Amazonie
Cette approche globale caractérise également notre engagement au-delà des projets individuels.
World Vision partie de l'Amazon Basin Initiative, une initiative de grande envergure qui vise à venir en aide aux enfants et à leurs familles dans la région amazonienne tout en assurant la protection à long terme des écosystèmes. Cette initiative combine des approches sociales, écologiques et économiques ; elle a pour objectif de toucher des millions de personnes et de contribuer à l'exploitation durable et à la protection de vastes zones forestières.
Les points suivants sont au cœur de cette démarche :
- la protection des enfants et de leurs moyens de subsistance
- le renforcement des communautés locales
- Adaptation au changement climatique et développement durable
- la protection de l'un des écosystèmes les plus importants de notre planète
Car une chose est claire : la protection de la forêt et le bien-être des hommes sont indissociables.
Pour plus d'informations :Amazonas 2026 – World Vision