Le droit à son propre avenir

18. Mai 2021

Une fille afghane lit un livre.

„Je suis Zahira. Je suis une fille. J’ai un avenir !“

Texte: Qauom Abdullahi, World Vision Afghanistan

Il n’y a pas si longtemps, en Afghanistan, les femmes et les filles étaient déprivées de leurs droits humains fondamentaux en raison de la différence de genre. Elles n’avaient que peu accès à l’éducation et aux soins de santé, et elles ne pouvaient pratiquement pas prendre part à la vie sociale et politique.

L’institutrice Zaynab explique aux filles comment fonctionnent leur intellect et leur âme, qu’elles ont de la valeur, et quels sont leurs droits. Cela leur donne de l’espoir en l’avenir.

Éducation pour les filles

En 2003, après la chute du régime des Talibans, une fenêtre d’espoir s’est ouverte et les femmes ont aussitôt commencé à lutter pour leur place légitime au sein de la société afghane. Malgré les tensions culturelles, la guerre et les préoccupations en matière de sécurité, les femmes et les filles ont maintenant accès à l’éducation.

À Herat, la jeune Zahira, 9 ans, a maintenant des possibilités auxquelles sa mère ne pouvait même pas rêver. Elle peut se rendre librement avec d’autres filles dans des centres de formation et suivre des cours pour un développement psychosocial sain et pour des compétences essentielles. Les impacts en sont remarquables.

Zahira, qui était auparavant silencieuse, timide et effrayée par sa propre voix, parle maintenant avec assurance et commence à développer des rêves pour son avenir.

« Au début, j’avais vraiment peur, j’avais tellement honte, que je pouvais à peine dire quelque chose dans le groupe. Mais à présent je suis devenue courageuse », raconte Zahira. « Lorsque notre institutrice nous enseigne quelque chose et parfois même tout en riant, nous pouvons rire ensemble et cela facilite tout. »  La famille de Zahira a dû fuir son village natal et vit à présent dans un hébergement de fortune pour personnes déplacées.

Jamila Sharifi enseigne à une classe de femmes. Pour beaucoup de ces femmes, l’éducation était un espoir oublié depuis longtemps. Maintenant, elles apprennent des choses en matière de santé psychique, de droits des hommes et des femmes. Elles sont encouragées à reconnaître leur propre valeur et à aspirer à une formation.

La santé mentale est importante

Jamila Sharifi est psychologue et enseignante dans un centre; elle explique quelles priorités elle établit pour les femmes et les filles. « Une des choses les plus importantes pour les enfants, c’est qu’ils puissent se fixer eux-mêmes des objectifs pour leur formation, ainsi que planifier ce qu’ils veulent faire à l’avenir. Nous avons commencé, grâce à des cours psychosociaux pour les enfants et femmes des hébergements de personnes déplacées, à promouvoir leur prise de conscience de la santé mentale. On nous envoie les enfants qui souffrent de stress important ou de dépressions, ou qui ont d’autres problèmes psychologiques ».

La formation est la clé

« Les centres de formation transmettent aux enfants une attitude positive, et en même temps, les familles profitent aussi de ce qu’apprennent les enfants », explique Elias Hatimi, Responsable de la Communication chez World Vision Afghanistan.

Dans des villages comme Herat, où nos programmes de sauveurs de l’enfance financent des centres psychosociaux et des centres de formation pour adultes, l’éducation est la clé. Ils renforcent non seulement l’enfant individuellement, mais ont également des effets étonnants sur les autres.

Zaynab, qui était autrefois une écolière, enseigne à présent à la prochaine génération de femmes afghanes. 

Institutrice en Afghanistan

Zaynab est l’une des institutrices de Zahira. Elle aussi était autrefois une jeune fille timide qui a dû affronter stress et angoisses avant de trouver sa voix. Maintenant, elle enseigne à la prochaine génération de femmes afghanes.

« Lorsque j’ai appris qu’il existait dans notre hameau un cours pour compétences essentielles à la vie quotidienne, j’y ai participé. Mon état mental s’est amélioré, ma confiance en moi s’est développée, et tout mon stress a disparu », dit Zaynab. « Quand j’ai terminé le cours, j’ai réalisé qu’il y a beaucoup de gens comme moi, stressés et avec une faible estime de soi, qui restent en plan ». Aujourd’hui, Zaynab leur enseigne comment ils peuvent poursuivre leur formation et s’investir dans leur avenir.

Zahira regarde son institutrice Zaynab. Cette classe est pleine d’histoires de jeunes filles qui trouvent leur voix et ont confiance en leur avenir.

Sauver des vies en tant que Sauveur de l’enfance

Il est difficile de saisir toute la portée que peut avoir la réduction au silence des femmes et des jeunes filles d’une société. Malheureusement, on trouve des violences et discriminations de genre dans beaucoup d’endroits où nous travaillons dans le cadre de nos projets de protection de l’enfance. Pour la formation, il ne s’agit pas seulement d’enfants individuels, mais aussi de toute la communauté qui doit opérer une transformation. L’engagement de la communauté ainsi qu’une véritable collaboration avec les aînés et les chefs religieux nous permettent de remettre en question et changer des pratiques culturelles et des traditions.

En 2020, nos projets de sauveur d’enfance à Herat ont offert des soutiens psychosociaux et des cours en compétences essentielles à 1232 jeunes filles comme Zahira, 100 garçons, 820 femmes et 813 hommes. Nos programmes sont développés conjointement avec la communauté, de manière à ce que toute la communauté puisse profiter des avantages de nos projets.

La protection des enfants, le soutien psychosocial et l’enseignement de compétences essentielles font partie intégrante du programme Sauveur de l’enfance, afin d’assurer un avenir à tous les enfants, en particulier les filles.  

En tant que sauveur de l’enfance, vous protégez les enfants en situation de crise de la maltraitance, des mariages forcés, du travail des enfants et d’autres formes de violence.  Vous pouvez déjà aider efficacement et durablement à partir de CHF 15 par mois.

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